Les sillons de l'espace où fermentent des mondes.
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Le sable rouge est comme une mer sans limite, - Et qui flambe, muette, affaissée en son lit.
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À lire aussi de Charles Marie René Leconte de Lisle
L'Ecclésiaste a dit: Un chien vivant vaut mieux - Qu'un lion mort. Hormis, certes, manger et boire, - Tout n'est qu'ombre et fumée. Et le monde est très vieux, - Et le néant de vivre emplit la tombe noire.
A la pente du roc que la flamme pénètre, - Le lézard souple et long s'enivre de sommeil, - Et, par instants, saisi d'un frisson de bien-être, - Il agite son dos d'émeraude au soleil.
Non loin, quelques boeufs blancs, couchés parmi les herbes, - Bavent avec lenteur sur leurs fanons épais, - Et suivent de leurs yeux languissants et superbes - Le songe intérieur qu'ils n'achèvent jamais.
Plus que le repos sur la mousse, - Plus que les chants harmonieux, - Ma richesse, c'est ta voix douce, - C'est ton regard, rayon des cieux.
Dans la même œuvre
Les éléphants rugueux, voyageurs lents et rudes, - Vont au pays natals à travers les déserts - ... - L'oreille en éventail, la trompe entre les dents, - Ils cheminent, l'oeil clos.
Parfois quelque boa, chauffé dans son sommeil, - Fait onduler son dos dont l'écaille étincelle.